Le gard en chiffres

La démographie

En 2000, la population du Gard était d'environ 630000 habitants.

Scénario dit" alternatif"

Si l'on prolongeait les tendances observées au cours des dix dernières années, le département compterait 740000 habitants en 2030.

La croissance démographique serait de 0,5 % par an en moyenne, contre 0,9 % l'an en moyenne régionale et 0,3 % l'an en moyenne nationale.

L'aire urbaine de Nîmes augmenterait à un rythme beaucoup plus soutenu mais légèrement en deçà de la moyenne régionale: + 0,8 % par an, soit l'équivalent de 1900 habitants supplémentaires chaque année en moyenne.

A titre de comparaison, ce rythme annuel serait identique à celui de l'aire urbaine de Perpignan selon le même scénario. A l'inverse, l'aire urbaine d'Alès perdrait 200 habitants par an en moyenne (- 0,3 % par an). Parmi les grandes aires urbaines de la région, c'est celle qui enregistrerait le plus important déclin démographique dans les 30 années à venir.

Scénario dit" central"

Si l'on prolongeait les tendances démographiques des 20 dernières années, le Gard compterait environ 800000 habitants en 2030.

Comparaisons entre les deux scénarios :
Selon que l'on prolonge les tendances. des 10 ou des 20 dernières années, le nombre d'habitants du Gard varierait donc entre + 17 % et + 27 % en 30 ans. En nombre, cela représente une fourchette de variation de + 110000 à + 171000 habitants.



Les raisons d'un tel écart
Bien qu'à un niveau encore élevé, la croissance de la population gardoise s'est fortement réduite dans la décennie 90 par rapport à la période précédente. Le solde migratoire s'est nettement dégradé sous l'effet d'une accélération des départs alors que les arrivées restaient stables.

Le scénario dit central prolonge par conséquent une tendance démographique plus favorable que les autres scénarios.

En moyenne annuelle, la population évoluerait entre + 0,5 % et + 0,8 %, soit l'équivalent pour ce département de + 3700 à 5700 habitants supplémentaires chaque année. Mais cette croissance ne serait pas uniforme au cours de la totalité de la période de projection.
Si l'on prolongeait les tendances des 10 dernières années, elle se situerait plutôt autour de 0,7 % l'an en début de période et diminuerait régulièrement pour atteindre 0,4 % en fin de période de projection, conséquence d'une dégradation continue du solde naturel. Ce dernier deviendrait même négatif en 2018. Si l'on classait les départements de métropole en fonction de leur rythme de croissance démographique dans les 30 années à venir, le Gard se situerait en 18ème position selon le scénario alternatif ou en 9ème position selon le scénario central.


Le poids du département au sein de la région (27 % en 2000) se situerait en 2030 entre 24 % et 26 % selon que l'on prolonge les tendances des 10 ou des 20 dernières années.

Et si le solde migratoire diminuait
Le Gard, comme les autres départements de la région, est largement dépendant des migrations.

Sans les migrations, la population gardoise continuerait à croître (+ 1 % en 30 ans). Le solde naturel assurerait donc à lui seul le maintien de la population d'ici 30 ans. C'est le seul département de la région dans ce cas avec l'Hérault.

Si l'on divisait le solde migratoire (observé au cours de la période 1982-1999) par deux à chaque âge, la population du Gard atteindrait 720000 habitants en 2030, soit une augmentation de population encore importante: + 15 % en 30 ans.

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